Une louange aux sept règnes de la grande Famille universelle
Bénie soit l'Alliance – Instrumental (Remix)
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Il est des chants qui ne font pas que traverser l'air : ils le consacrent. « Bénie soit l'Alliance » est de ceux-là. En sept versets qui s'entrelacent comme les sept branches de la Menorah, cette prière chantée de Franck & Leïla déploie une vision totale de la création : des minéraux silencieux jusqu'aux Dieux lumineux, de la terre la plus dense jusqu'au Ciel le plus haut, chaque être vivant est béni, reconnu, convoqué dans l'unité d'une même Alliance.
Cet article propose une lecture approfondie de ce chant, guidée par les enseignements de La Menorah sacrée — L'Alliance de lumière des sept règnes de la création. Nous y découvrirons que chaque répétition, chaque écho, chaque vocalise n'est pas un ornement musical, mais une architecture spirituelle précise : la mise en chant vivante des sept jours de la création et du chemin de retour vers la lumière unique.
Le chant
Paroles intégrales — Bénie soit l'Alliance
Bénie soit l'Alliance de la grande Famille
Bénis soient le Père et la Mère, Toute la création.
Bénis soient les Dieux, les Archanges et les Anges
Bénis soient tous les Animaux, Les Plantes et les Pierres.
Bénis soient les Maîtres Les garants de l'Alliance
Bénis soient tous les hommes vrais
Sur toute la terre.
Bénie soit l'Alliance (Bénie soit l'Alliance) de la grande Famille (de la grande Famille)
Bénis soient le Père et la Mère (Oô, Oô, Oô), Toute la création (Toute la création).
Bénis soient les Dieux (Bénis soient les Dieux) les Archanges et les Anges (les Archanges et les Anges)
Bénis soient tous les Animaux (Oô, Oô, Oô), Les Plantes et les Pierres (les Plantes et les Pierres).
— Vocalise —
Bénie soit l'Alliance (Bénie soit l'Alliance) de la grande Famille (de la grande Famille)
Bénis soient le Père et la Mère (Oô, Oô, Oô), Toute la création (Toute la création).
Bénis soient les Dieux (Bénis soient les Dieux) les Archanges et les Anges (les Archanges et les Anges)
Bénis soient tous les Animaux (Oô, Oô, Oô), Les Plantes et les Pierres (les Plantes et les Pierres).
Bénis soient les Maîtres (Bénis soient les Maîtres), les garants de l'Alliance (les garants de l'Alliance),
Bénis soient tous les Esséniens
Sur toute la terre.
Bénie soit l'Alliance de la grande Famille
Bénis soient le Père et la Mère, Toute la création.
Bénie soit l'Alliance Par les Maîtres Incarnés
Qui honorent toute la Création (Oô, Oô, Oô)
Le Ciel et la Terre (Le Ciel et la Terre)
Qui honorent Le Ciel et la Terre (Oô, Oô, Oô)
Le Père et La Mère
« Bénie soit l'Alliance de la grande Famille »
L'Alliance comme fondement cosmique
Dès le premier vers, le chant ne nomme pas un Dieu lointain : il proclame une Alliance. Ce mot porte en lui toute la densité de la tradition essénienne. L'Alliance n'est pas un contrat entre des partis inégaux ; c'est le tissu même de la réalité, ce qui maintient ensemble les sept règnes dans une unité vivante.
Analyse
La « grande Famille » évoquée dans ce premier couplet n'est pas une métaphore sentimentale : c'est la désignation précise de l'ensemble des êtres qui peuplent la création, des plus denses aux plus lumineux. Chanter « bénie soit l'Alliance » revient à reconnaître que rien n'existe en dehors de cette relation fondamentale entre tous les règnes.
« Dire "Béni soit l'Alliance" c'est proclamer les sept règnes de la création, les sept jours qui ont conduit à l'apparition de la vie telle qu'on la connaît. »
— La Menorah sacrée — L'Alliance de lumière des sept règnes de la création
Le Père et la Mère, invoqués ensemble dès la première strophe, désignent cette polarité primordiale sans laquelle aucune création n'est possible. Dans la tradition essénienne, le Père est la flamme centrale, le principe actif ; la Mère est le cercle, le principe réceptif qui donne forme à la lumière. C'est leur union, au cœur de l'École, qui rend l'Alliance possible.
« Bénis soient les Dieux, les Archanges et les Anges / Bénis soient tous les Animaux, les Plantes et les Pierres »
Les sept règnes nommés, honorés, réunis
En deux vers miroirs, le chant accomplit quelque chose de prodigieux : il descend du plus haut au plus bas, des Dieux aux Pierres, d'une seule respiration. Ce n'est pas une liste : c'est la Menorah déployée en sons.
Analyse
Les sept règnes sont ici nommés en deux groupes complémentaires : les règnes supérieurs (Dieux, Archanges, Anges) et les règnes inférieurs (Animaux, Plantes, Pierres). L'homme, mentionné séparément comme « les hommes vrais », occupe la position centrale — la branche médiane de la Menorah — celui qui peut communiquer avec tous les règnes et les relier.
« Les sept branches, ces sept rayons du Soleil-Dieu sont les sept règnes de la grande famille universelle : les minéraux, les végétaux, les animaux, les humains, les anges, les archanges et les Dieux. Dans cette hiérarchie divine, dans cet ordre cosmique, l'homme a été placé comme l'intermédiaire privilégié entre le monde visible et mortel des trois premiers règnes et le monde invisible et immortel des trois derniers règnes. »
— La Menorah sacrée — L'Alliance de lumière des sept règnes de la création
Bénir les Pierres autant que les Dieux : voilà un geste spirituel d'une densité rare. Cela signifie que le divin n'est pas réservé aux hauteurs éthérées ; il est présent jusque dans la substance la plus compacte de la matière. La Pierre porte en elle la forme de Dieu. La Plante porte sa vie. L'Animal, ses sens. Et c'est en bénissant ces règnes — en les reconnaissant — que l'homme s'acquitte de sa fonction de lien universel.
Les sept règnes et leurs correspondances
Rang
Règne
Corps en l'homme
Ce qu'il porte
Présence dans le chant
1
Minéral (Pierres)
Corps physique
La forme de Dieu
« les Pierres »
2
Végétal (Plantes)
Corps éthérique
La vie de Dieu
« les Plantes »
3
Animal
Corps de ressenti
Les sens de Dieu
« les Animaux »
4
Humain (Hommes vrais)
Corps de pensée
La pensée de Dieu
« les hommes vrais », « les Esséniens »
5
Angélique
Corps de destinée
La destinée divine
« les Anges »
6
Archangélique
Corps d'âme
La mémoire de Dieu
« les Archanges »
7
Divin (Dieux)
Germe d'esprit
La semence de Dieu
« les Dieux »
« Bénis soient les Maîtres, les garants de l'Alliance »
Les gardiens incarnés de l'ordre cosmique
Le troisième groupe de personnes bénies dans le chant introduit une dimension spécifique : les Maîtres. Ni anges, ni dieux — des hommes qui ont su réaliser en eux le passage complet à travers les sept règnes, et qui portent désormais la responsabilité de maintenir vivante la flamme de l'Alliance sur Terre.
Analyse
La deuxième version de ce couplet remplace « les hommes vrais » par « tous les Esséniens », révélant ainsi l'appartenance spirituelle explicite du chant. L'Essénien n'est pas ici une désignation historique : c'est le nom de celui qui s'engage à incarner l'Alliance en lui, à devenir une branche allumée de la Menorah vivante.
« Les Esséniens se faisaient appeler les gardiens de l'Alliance. »
— La Menorah sacrée — L'Alliance de lumière des sept règnes de la création
Les Maîtres Incarnés, évoqués dans la strophe finale, sont ceux qui honorent à la fois le Ciel et la Terre, le Père et la Mère. Cette double honoration est la clé de l'enseignement : il ne s'agit pas de s'élever hors du monde, mais de faire descendre le Ciel jusqu'en Terre, d'allumer toutes les flammes de la Menorah dans un seul et même mouvement ascendant-descendant.
La vocalise, les échos et le « Oô »
La dimension sonore de la bénédiction
La structure du chant n'est pas linéaire : elle est répétitive, spiralaire, et cette répétition est intentionnelle. Chaque couplet se déploie d'abord seul, puis revient dédoublé avec ses échos — comme si la première voix plantait une graine et que l'écho la faisait germer dans une dimension invisible.
Analyse
Le « Oô, Oô, Oô » qui ponctue les couplets n'est pas un simple ornement vocal. Dans les traditions de chant sacré, les vocalises sans mots sont souvent plus puissantes que les paroles elles-mêmes, car elles permettent à la vibration sonore de circuler librement dans le corps, de traverser les corps subtils et d'atteindre des dimensions que les mots ne peuvent saisir. Le « Oô » est l'ouverture, la résonance de l'âme qui s'ouvre à l'infini.
« C'est proclamer le bonheur des sept couleurs de l'arc-en-ciel et de voir que la vie se construit en sept étapes fondamentales qui conduisent à la création du corps immortel, qui peut accueillir la divinité jusque dans le corps physique. »
— La Menorah sacrée — L'Alliance de lumière des sept règnes de la création
Les échos entre parenthèses créent une polyphonie : deux voix qui s'échangent le même message, comme le Ciel et la Terre se répondant l'un à l'autre. La voix principale proclame ; l'écho confirme, amplifie, ancre. C'est la structure même de l'Alliance : ce qui est dit en haut retentit en bas, et ce qui est vécu en bas remonte vers le haut.
Conclusion : Une prière pour réconcilier tous les mondes
« Bénie soit l'Alliance » est bien plus qu'un chant de louange. C'est une cosmologie en musique : une manière de se tenir debout dans la création en reconnaissant chaque règne, chaque être, chaque niveau de vie comme faisant partie de la même et unique lumière. En le chantant, on ne récite pas une doctrine — on accomplit l'Alliance.
Le chant se referme sur « Le Père et la Mère », après avoir traversé tous les règnes de haut en bas et de bas en haut. Ce retour final au Père et à la Mère est une clôture parfaite : tout est sorti d'Eux, tout revient en Eux. Et la Menorah — cette figure du chandelier à sept branches qui unit en un seul feu toutes les flammes séparées — continue de brûler dans le cœur de ceux qui chantent.
« L'homme devient alors l'Amin-RA. La Menorah. L'homme uni dans la volonté de son Père-Mère-Un. »
— La Menorah sacrée — L'Alliance de lumière des sept règnes de la création
Tel est le vœu porté par ce chant : que chaque voix qui le reprend devienne elle-même une branche allumée, et que la grande Famille universelle, des Pierres aux Dieux, soit un jour réunie dans la lumière d'une seule et même Alliance.